• Charte ECR

    PLATEFORME POUR UN PROGRÈS SOCIAL RADICAL

    Principes et projet de société :

    Esprit-Critique-Révolutionnaire se revendique de la synthèse des grands mouvements qui ont défendu et défendent encore une perspective de progrès social et d’émancipation radicale, et donc les positions suivantes :

    Le Progrès Social Radical : la démarche recherchant l'amélioration constante des conditions de vie de toutes et tous. En premier lieu, subvenir aux besoins élémentaires de chaque personne : se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner.

    Le Communiste Libertaire : la recherche de l'égalité sociale par la voie de la liberté et la recherche de la liberté par la voie de l'égalité sociale. La critique du capitalisme doublée de la critique de la bureaucratie et du pouvoir d'Etat. La mise en commun de la force et de l'intelligence dans le but d'améliorer la qualité de l'existence. Le développement de la démocratie directe et du communisme fédéraliste à l'échelle planétaire. L'extension des libertés individuelles émancipatrices et non répressives.

    L'Autonomie sociale-historique et politique : décolonisation de l'imaginaire, émancipation par rapport aux structures sociales et politiques héritées, à la domination traditionnelle dépersonnalisée, capacité à produire de nouvelles formes d'organisations sociales et politiques émancipées de la domination capitaliste, bureaucratique, patriarcale et xénophobe.

    L'Objection de Croissance, la Décroissance : critique de l'idéologie de la croissance économique comme source de progrès et de bonheur, prise en compte des limites biologiques des modes de productions industriels et technologiques, de la nécessité de réduite la production matérielle et d'assurer une transition énergétique vers un modèle plus soutenable.

    Le Cosmopolitisme : Liberté de circulation et d'installation de chacun, partout dans le monde, régularisation de tous les sans-papiers, jusqu'a ce qu'il ne soit plus nécessaire de posséder des papiers. Lutte contre la ségrégation socio-spatiale, lutte contre les nationalismes, pour la création d'un grand village planétaire à la fois hétérogène et auto-organisé.

    Le Pacifisme : privilégier le dialogue et éviter le recours au conflit armé, ce qui n'exclut pas la possibilité d'auto-défense. Etre pacifiste ne signifie pas se poser en martyre.

    L'Hédonisme : création d'un mode d'organisation sociale laissant le plus de part possible au(x) plaisir(s) de l’existence, tels que l'art, la culture, la science, le sport, l'amour et l'amitié, et limitant aux maximum les contraintes collectives, et en réduisant au maximum la durée du travail.

    Le Réalisme Scientifique : prendre en considération des données actuelles de la science, ne pas tomber dans l'ineptie ou le prophétisme scientifique.

    L'Utopisme : les rêves, l'imagination, l'espérance, nous permettent de nous projeter et de nous sortir de l'enfermement dans le présent. Ils stimulent la volonté d'agir pour transformer la société. L'utopisme que nous défendons est un utopisme concret, c'est à dire qu'il prend en compte le réalisme scientifique, s'appuie sur la science existante pour se projeter, tout en permettant à la science de faire de nouvelles avancées, mais sans compter dessus avant que la science n'aboutisse à des résultats concrets. 

    Nos postures stratégiques et modalités d’actions sont les suivantes :

    Le soutien des luttes sociales progressistes et des alternatives concrètes

    Le positionnement éthique avant toute considération stratégique

    La réflexion avant la spontanéité

    L’articulation luttes de mouvement/luttes de positions

    La transformation de la société par les luttes sociales et l’auto-organisation

    Le passage progressif, à travers l’expérience collective du mouvement social, de l’auto-organisation des luttes à l’auto-organisation de la société, de la pression réformiste à la révolution sociale

    Le respect et l’encouragement de la diversité des pratiques militantes (tract, meetings, théâtre de rue, réalisations audiovisuelles, théâtre forum, conférences gesticulées, action directe non violente)

    La libération et la prise en compte de la parole de chacun, la volonté de se comprendre mutuellement au-delà des codes de langage et des différences d’élocution.