• Contre TAFTA et le libre-échange, contre le protectionnisme et la marchandisation en général !

    Le 18 avril aura lieu la journée internationale d'action contre les accords de libre-échange. On ne peut que se positionner en défaveur de ces traités, eut égard aux conséquences sociales, écologiques et politiques qu'ils engendreront. Cependant, cette lutte est aussi une passerelle pour les partisans d'une logique protectionniste et d'un renforcement du pouvoir d'Etat. Nous nous retrouvons donc, à ce niveau, face à deux alternatives capitalistes qu'il nous faut critiquer de front !

    Au sein de la gauche (Front de Gauche, ATTAC, économistes atterrés) comme de la droite (Debout la république, FN, Soraliens, etc.), les partisans du protectionnisme, du souverainsime, du renforcement de l'Etat, ont fait de la lutte anti-TAFTA un des fers de lance de leur conquête politicienne. Si la critique des conséquences désastreuses du libre-échange, tant d'un point de vue social, politique, économique ou écologique, ne sont plus à démontrer, l'alternative proposée, quant à elle, semble bien chimérique.

    Pour une critique de l'Etat souverain

    Les  altercapitalistes de droite comme de gauche reprochent bien souvent aux multinationales de prendre le pouvoir au détriment des Etat.

    C'est bien vite oublier, pour ces prétendus "grands défenseurs du peuple", la manière dont l'Etat, en soi, constitue une structure qui s'accapare le pouvoir au détriment des peuples, une structure qui enjoint le peuple à renoncer à sa liberté, son pouvoir de décision, pour les confier à une "autorité supérieure".

    Mais la mystification va encore plus loin. les altercapitalistes occultent généralement le fait que l'Etat constitue l'outil de la classe capitaliste, pour le contrôle duquel se bataille en interne les différentes fraction de cette classe, et ce, au détriment des intérêts du prolétariat, c'est à dire de la majorité de la population. Penser que l'Etat puisse devenir un rempart au service du prolétariat demeure une illusion. 

    Il n'y a aucune légitimité, ni aucune utilité, contenue dans le principe de l'Etat, qui vaille la peine d'être sauvée !

    C'est à la population de s'organiser, par en bas, sur des bases démocratiques et autogestionnaires, pour reprendre le contrôle de son existence !

    "Ne vivons plus comme des esclaves !"

    Pour une critique du protectionnisme

    Critiquer le libre-échange pour lui opposer le protectionnisme demeure une illusion dangereuse portée par les altercapitalistes de gauche comme de droite. Le protectionnisme ne vise pas à accroitre l'autonomie sociale, matérielle, alimentaire d'une population sur un territoire donné. Il vise à favoriser l'exportation sur l'importation, et implique pour cela une production massive et peu diversifiée de produits destinés à l'exportation plutôt qu'a l'usage local. Son but est de faire marquer des points de PIB à une nation, et à améliorer son rang dans le classement de la compétition capitaliste mondialisée.

    La protection des intérêts capitalistes nationaux n’empêche pour autant pas le processus de paupérisation généralisée propre à la structure et à la dynamique interne du capitalisme. La couse au progrès technique, amplifiée et alimentée par une concurrence économique sans cesse accrue, est à la base d'une diminution de la masse de valeur produite, des taux de profits.

    De fait, le maintien des profits implique, pour les capitalistes qui veulent maintenir leur rang dans le classement mensuel du magazine "Challenges", ou pour l'Etat qui veut rembourser ses dettes et assurer ses infrastructures et services publiques, de rogner sur les salaires.

    Contre les deux faces du capitalisme, l'autonomie anticapitaliste !

    Face à l'alternative capitaliste entre domination des multinationales et domination étatique, nous nous positionnons en faveur de l'autonomie politique .

    Face aux logiques d'import/export marchand communes au libre échange et au protectionnisme, nous défendons l'autonomie de production et l'entraide internationale.

    Face aux tendances à la division internationale de la production, l'astreinte à la monoculture, à la mono-activité, et aux pollutions massives impliquées par la nécessité de circuits de distribution sur de grandes distances, nous défendons la diversité locale de production.

    Face au capitalisme et sa structure marchande défaillante, nous défendons le projet d'une société rompant radicalement avec les logiques d'échange marchand, et organisant directement la production en fonction des besoins humains préalablement recensés.

     

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