• 1 Une honte journalistique et intellectuelle au service d’une politique antisociale et xénophobe !

    Suite aux 18% réalisés par le FN au premier tour de l’élection présidentielle, on a beaucoup parlé de ce parti, et surtout de ses électeurs. Sarkozy n’a cessé d’afficher de plus en plus ouvertement durant sa campagne une ligne nationaliste et identitaire. Après avoir fait silence radio à propos du Front National depuis le début de sa campagne, Hollande a bien vite reculé sur les seules propositions progressistes de son programme (tels que le vote des étrangers aux élections locales, ou le mariage homosexuel). On constate que les aspirants au pouvoir sont prêts aux pires compromissions pour s’attirer les belles grâces d’une frange de la population de plus en plus acquise aux thèses nationalistes et xénophobes de l’extrême droite. Et que dire de l’activité des médias dans leur ensemble ? Depuis que le FN a fait ses 18%, les journalistes, les politologues et les sociologues, ne parlent que de cette population néo-FNiste, qui depuis quelques mois semble tout à coup se découvrir et se sentir le besoin d’affirmer une identité, une culture, qui perçoit dans la différence une menace d’invasion et d’anéantissement. Les politiciens, les médias et les intellectuels sont-ils bêtes au point de ne pas être capables de comprendre qu’en donnant autant d’importance au vote FN, qu’en ne parlant que de ses électeurs, ils ne font que renforcer son discours, sa légitimité, sa puissance ?

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  • Une arnaque antisociale

    Encore une fois, à défaut d’un travail d’investigation sérieuse, les médias sont tombés dans le piège de l’événementiel, du sensationnel, du prêt à penser. Au lieu d’analyser les motivations des électeurs, et de les mettre en lien avec le programme réel du FN, journalistes et analystes se sont contentés de répéter un discours sur la crise et le déclin de la gauche que nous connaissons déjà par cœur. A aucun moment ils n’ont interrogé les électeurs sur la compréhension qu’ils avaient du programme du FN et des conséquences que sa mise en application impliquerait. Si ce travail avait été fait, on aurait remarqué que les électeurs du FN ne connaissent pas vraiment, et ne comprennent encore moins, le programme du Front National et ses conséquences au niveau national et international. Ces électeurs se sont véritablement fait arnaquer ! Il sont tombés à pieds joints dans le piège de la démagogie la plus ouverte !

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  • De l'usage fallacieux de la thèse du Lumpenprolétariat par les fascistes

    La reprise des thèses marxiennes semble constituer une mode parmi les courants « solidaristes » d’extrême droite (solidaires de quoi d’ailleurs ?). La dernière victime de cette honteuse récupération fut la thèse marxienne du « lumpenprolétariat » (littéralement : le prolétariat en haillons, c’est-à-dire le sous prolétariat non salarié). 

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  • Les points de convergence entre fascisme et stalinisme - Une réflexion sur le discours "ni de droite, ni de gauche" tenu par l'extrême droite

    Certains fascistes s’inspirent aujourd’hui de l’URSS, du Stalinisme, se revendiquent d’une « gauche du travail », éprouvent une certaine nostalgie de la vieille gauche, du mouvement ouvrier, dont ils tentent de se revendiquer comme les héritiers, hésitent par exemple entre marine le pen et Jean-Luc Mélenchon ! Alain Soral, le leader charismatique d’Egalité&Réconciliation, constitue la figure la plus flagrante de cette tentative d’appropriation et de brouillage des repères au niveau de la distribution des identités politiques. Mais comment cette appropriation s’opère-t-elle ? S’inscrit-t-elle dans une démarche de métissage extrême gauche/extrême droite, ou n’est-elle qu’une forme d’opportunisme déguisé, permettant d’attirer dans les rangs du fascisme les déçus et les laissés pour compte du mouvement ouvrier ? Si la réponse à cette dernière question est évidente, elle ne nous donne que peu d’indications sur le mode d’appropriation du Stalinisme par le fascisme. Si l’on peut déceler une appropriation, par l’extrême droite, de certains contenus ou slogans issus de la gauche, nous pensons cependant que cette possibilité de se référer, voire de s’identifier, à la fois au fascisme et au Stalinisme, n’est pas anodine, que les articulations possibles entre ces conceptions politiques de gauche et de droite sont liées à la structure interne du Stalinisme. La question que nous nous poserons sera donc la suivante : Qu’est-ce qui, dans la structure interne du Stalinisme permet au fascisme de s’en emparer, sans pour autant altérer en quoi que ce soit sa base idéologique ?

    Dire que le l’URSS de Staline, l’Allemagne d’Hitler ou l’Italie de Mussolini étaient des régimes totalitaires, pratiquaient un contrôle et un embrigadement idéologique forcené, avaient mis en place des camps de travail forcé, et généré des millions de morts, relève de l’évidence mais n’apportera rien en terme de compréhension. Ceci n’aidera pas au décryptage des éléments et à la structuration interne de ces idéologies, dont l’autorité, l’embrigadement, la répression violente, et les camps, constituent les effets émergents.

     

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  • Texte en 3 parties :

    I Les Extrêmes droites : différences et similitudes

    II Les mutations des extrêmes droites contemporaines

    III Pourquoi l'extrême droite constitue-t-elle une impasse et une imposture

     

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