• Elections Européennes 2014

    FAIRE EXISTER UNE ALTERNATIVE ANTICAPITALISTE SUR LE PLAN EUROPEEN !

    L’Anticapitalisme est un mouvement de refus du capitalisme qui est peu médiatisé. Il englobe des organisations Communistes, Libertaires et Décroissantes. Beaucoup de gens pensent que l’Anticapitaliste n’existe que dans leur propre pays, qu’il s’agir d’une lubie locale. Ils ne savent pas que ce mouvement, composé de diverses organisations communistes, libertaires et décroissantes, existe et est organisé dans plusieurs pays d’Europe et sur d’autres continents. Pour les Communistes, il s’agit essentiellement d’organisations Trotskystes et Ecosocialistes, réunies pour la plupart dans la 4ème Internationale. Les Anarchistes sont fédérés au sein de  l’Internationale des Fédérations Anarchistes. Les Communistes Libertaires quant à eux, s’organisent au sein du réseau Anarkismo. La Décroissance, qui est un courant politiquement organisé relativement nouveau, développe peu à peu ses propres réseaux internationaux. 

    LES ANTICAPITALISTES CONTRE LA DETTE, L’AUSTERITE ET LE CAPITALISME EN GENERAL

    La construction de l’Europe telle que nous connaissons consiste, depuis le départ, en une tentative de destruction des cadres de protection sociale dans tous les pays qui la composent, afin de « relancer la croissance », d’en faire une zone « compétitive » de premier rang au niveau du « marché » mondial. « Compétitivité » sous entend plusieurs choses.  D’une part, que les salariés coûtent trop cher, aussi bien au niveau de leurs salaires directs (le salaire net) ou indirectes (les différents prélèvements qui servent à alimenter les caisses de solidarité). D’autre part, que les taxes sur les entreprises, servant à financer les services publiques, « empêcheraient » les entreprises de bien fonctionner. Ensuite, que la participation aux différentes caisses de solidarité (notamment les impôts) et aux mécanismes de redistribution de la richesse produite (les cotisations sociales patronales, qualifiées par ces derniers de « charges ») constitueraient, pour les dirigeants d’entreprises, un frein dans la concurrence mondiale. Ces « contraintes » les pousseraient, entre autres, à délocaliser pour aller produire là où la main d’œuvre serait moins chère. Elles seraient ainsi génératrices de chômage de masse. Les patrons adopteraient ainsi une attitude « philanthrope » en exigeant des salariés qu’ils renoncent à une certaine qualité de vie au nom de la « compétitivité ». Voilà, en gros, le discours général, libéral, néolibéral, protectionniste, capitaliste que nous sert le patronnât, et ses valets politiciens. Ce discours, posé comme simple problème « technique » ou « structurel », s’abat sur la population comme une logique rationnelle implacable. Il suppose le développement d’une technobureaucratie, d’un gouvernement technique composé d’ « experts » afin de gérer une restructuration économique, politique et administrative de l’Europe. En vérité, il s’agit d’une destruction des cadres de solidarité et de protection collective des travailleurs. Toute cette situation est amplifiée par le contexte de crise économique, et ainsi par les exigences capitalistes de remboursement des dettes publiques, et l’austérité imposée qui en découlent. Dans ce schéma, il n’y aura pas de jours meilleurs, de lendemains qui chantent ! La concurrence entre les puissances capitalistes de tous les pays continuera, et ce de manière infinie, de faire jouer la pression des salaires à la baisse, de dégrader les cardes de protection collective, en plus d’épuiser les ressources et de polluer l’atmosphère. 

    Or cette logique apparemment rationnelle et nécessaire est une imposture de bout en bout ! Elle n’a pour finalité que de permettre aux riches de s’enrichir toujours davantage, quelque soit le contexte économique, en faisant payer la crise au reste des travailleurs. Ainsi, depuis le début de la crise, on a vu toute la bien portance du taux de profit des entreprises du CAC 40, ou des 500 plus grandes fortunes de France. Plus largement, la France comprend toujours le plus grand nombre de millionnaires en dollars d’Europe [1], qui, elle-même compte parmi les puissances économiques de premier rang à l’échelle planétaire.

    La conclusion est alors simple, pour en finir avec la crise et l’austérité imposée par le capital, abolissions le profit et distribuons directement la richesse de manière égalitaire. Là encore, on va se heurter à l’idéologie dominante, selon laquelle ce sont les élites économiques qui sont motrices du progrès de l’Humanité. On tombe alors dans une sorte de Darwinisme social [2], parfois édulcoré, mêlé de charité chrétienne, parfois très cru, teinté de malthusianisme, mais qui au final tente de nous faire croire que la Terre, le destin des Hommes, éventuellement leur salut dépendent des classes dominantes, de leur capacité d’impulsion, d’innovation. D’où un discours valorisant la liberté d’entreprendre, afin de faire émerger ces hommes providentiels garants du salut de l’humanité, et de leur permettre de concentrer le capital leur permettant d’y parvenir. Or cette logique, qui n’aboutit qu’à créer un petit royaume confortable pour une poignée d’Hommes, a été pulvérisée, à la fois par la contradiction entre sa théorie et sa pratique concrète, mais aussi par les différents courants de l’Anticapitalisme.

    En termes de pratique concrète, le capitalisme nous mène tout d’abord à une situation d’inégalités sociales croissantes, une situation où tout le monde n’a pas encore accès à l’eau potable, l’alimentation, aux soins et à l’éducation, tandis qu’il serait possible d’en finir avec la misère, la faim dans le monde, la malnutrition, l’illettrisme, le manque de soin et les problèmes d’accès à l’eau. Pire encore, la concurrence capitaliste implique des vagues de licenciements massives dans les entreprises jugées « pas suffisamment rentables » (c'est-à-dire rentables, mais ne permettant pas au riches de s’enrichir suffisamment à leur goût), pas suffisamment compétitives au sein du marché mondial. Elle implique l’exploitation d’un prolétariat mondial situé dans les zones territoriales les plus pauvres, des guerres impérialistes pour le contrôle des ressources naturelles, génératrices de misère et de mort, et la mise en place d’Etats Forteresses, à l’image de la Frontex, pour empêcher les gens venus de pays ravagés par la misère et la guerre de venir s’installer dans des zones plus favorables, et gagner de l’argent pour, en outre, contribuer au développement de leurs territoires d’origine, pressurés par les dettes des pays riches.

    On en arrive aussi à une situation où le développement technologique et industriel sans limites est remis en question par sa propre insoutenabilité matérielle et sa destructivité biologique, alors qu’il est possible, et même urgent, d’apprendre à se limiter, à réparer les erreurs commises par ce mode de production et à développer d’autres manières de produire, plus soutenables et moins nocives.

    Enfin, on en arrive à une situation de privation du pouvoir, de déni de la démocratie, qui n’a qu’une apparence de façade, et dont les dirigeants sont d’emblée choisis par les classes dominantes avant d’être proposées à la population, alors qu’une vraie démocratie, un vrai pouvoir populaire, direct, Libertaire, est possible [3]. En ce qui concerne la théorie, Marx, et ceux qui l’ont suivi, ont démontrés depuis bien longtemps que les capitalistes ne produisaient rien et ne faisaient que se servir de la force et de l’intelligence collective des travailleurs pour s’enrichir et s’installer à la tête de la société. Castoriadis à quant à lui développé une critique édifiante de la hiérarchie des salaires et du commandement, détruisant ainsi le mythe de la rémunération à la compétence ou à la prise de responsabilités, et démontrant encore une fois la possibilité d’une société horizontale et autogérée [4].

    Les justifications idéologiques du capitalisme ne tiennent donc pas debout sitôt balayé l’imaginaire dominant qui le supporte. De là, il est possible de s’attaquer ensuite aux discours capitalistes sur la crise, la dette, l’austérité.

    La crise du crédit, des banques, n’est pas une crise de pénurie. La société pourrait très bien continuer de satisfaire ses besoins élémentaires. C’est une crise de paranoïa ou une opération tactique de certains capitalistes, consistant à tenter de s’enrichir, de gagner des places dans la hiérarchie  de l’économie mondiale. Or ces gens sont déjà riches et n’ont pas besoin d’argent, aussi, on pourrait très bien ne pas les rembourser qu’ils continueraient de vivre grassement. Il n’y a donc pas lieu de rembourser cette dette. En outre, l’abolition de la dette éviterait le développement de la misère comme on y assiste actuellement en Grèce, en Espagne, au Portugal, dans les pays d’Afrique et d’Amérique du sud, et plus généralement dans tous les pays les plus durement touchés par cette crise.

    Une certaine frange de l’opposition aux politiques d’austérité s’est pourtant concentrée sur le rapport entre l’Etat et les banques, évitant ainsi de se confronter à la logique d’ensemble du capitalisme. En gros, la critique du capitalisme financier nous explique que le système d’emprunt bancaire par les Etats consiste à emprunter auprès des banques privées à des taux d’intérêts élevés, qui empruntent, quant à elles, auprès d’une banque centrale à un taux relativement bas. Ce système relève encore d’une arnaque développée par des capitalistes pour s’enrichir, notamment grâce aux taux d’intérêts cumulés, qui pèsent sur les Etats et que les gouvernements font payer aux populations (sans leur demander pour autant leur avis !). Les Etats pourraient ainsi très bien emprunter directement à la banque centrale, à un taux faible, et ainsi réduire considérablement leur dette publique. Cette critique du capitalisme financier est certes légitime – tout comme l’ensemble des propositions sur les leviers de la fiscalité, telles que la suppression de la TVA (forme d’impôt unique, inégalitaire et invisible pour la plupart des gens) et son remplacement par un impôt plus progressif et plus lourd pour les élites économiques, ou encore la lutte contre les niches fiscales – mais elle reste coincée dans la logique de la sociale démocratie, du social-libéralisme et des keynésianismes de gauche. Elles sont le fer de lance des courants politiques prônant une relance économique encadrée par l’Etat, de ceux qui ne jurent que par un retour providentiel de la sainte croissance pour dire qu’a ce moment, il sera possible de faire du socialisme, sous entendu de la redistribution des richesses – mais pas trop, et a condition de laisser la possibilité, certes contrôlée et limitée par l’Etat, au riches de continuer à s’enrichir. Or ce n’est pas ça le Socialisme. Un siècle de dérive réformiste d’une partie du mouvement socialiste, puis de logique d’Etat providence, ajoutée aux conversions historiquement récentes de nombreux partis dits socialistes ou sociaux démocrates au social-libéralisme, a fait progressivement oublier le sens de cette notion. Le Socialisme, c’est une logique politique qui vise l’égalité sociale, l’abolition des classes sociales, l’entraide, l’autogestion, la prise de décision collective et directe, la fin de l’Etat. Il implique une distribution directe de la production, indexées sur les besoins de la population et non sur les nécessités des capitalistes. Le Socialisme est une phase de transition vers le véritable Communisme. Il ne s’agit donc pas des politiques bureaucratiques, keynésiennes ou libérales, de développement industriel à tout va et de relance de la croissance pour redistribuer des « surplus de richesse », menées par les gouvernements dits socialistes ou même communistes.

    De plus, cette logique, qui n’aboutit jamais à un véritable équilibre social, ne tient en outre pas compte des limites, déjà largement dépassées, de la croissance, que ce soit au niveau des émission des gaz à effets de serre, provoquant un réchauffement climatique accéléré aux conséquences désastreuses, de la multiplication des pollutions de l’eau, de l’air, des sols, et des maladies qui en sont la conséquence, de l’épuisement des ressources non renouvelables, des risques techno-sanitaires majeurs, liés notamment à l’usage de l’énergie nucléaire ou à l’extraction des gaz de schiste. Relancer la croissance consiste en une perspective court-termiste dangereuse, auto-destructrice, dans une époque où tout converge pour valider la nécessité immédiate d’une décroissance, en l’occurrence d’une décroissance égalitaire, volontaire et collectivement maîtrisée.

    De même, dans la série des fausses solutions qui n’apportent que du désastre, il ne sert à rien de dénoncer en tant que telle la technocratie Européenne au profit du souverainisme. D’une part, les technocrates ne sont pas déconnectés de leurs attaches nationales. D’autre part, qu’ils soient à la tête d’un Etat ou participent au gouvernent technique d’une fédération d’Etat, ils ne constituent pas une fraction autonome vis-à-vis de la classe capitaliste, mais y sont liés, y appartiennent pleinement. Ils font donc partie de cette classe qui opprime, produit, tolère et organise la misère et la destruction, que ce soit à l’échelle d’un Etat, d’un continent, ou du monde. Ces critiques ne font qu’exacerber les nationalismes et consistent à permettre à des petites élites déclassées de reprendre un peu de pouvoir, en outre le pouvoir d’exploiter et d’opprimer les peuples à la place des élites capitalistes mondiales.  Le nationalisme s’accompagne d’une logique de désignation des boucs émissaires au sein du peuple. Sont visés en premier lieu les étrangers, puis les musulmans, les juifs, les homosexuels, les miséreux, les militants syndicaux et politiques. Il implique également un recul des libertés individuelles, une augmentation des inégalités sociales, et le développement d’un Etat policier extrêmement intransigeant. Qu’il s’accompagne d’un libéralisme débridé ou d’un keynésianisme de gauche version grands travaux pour relancer la croissance, en aucun cas il ne permet de venir à bout des problèmes sociaux réels. Au contraire, cette option, que l’on peut nommer souverainisme, nationalisme, fascisme, franquisme, nazisme, tend à annihiler les forces qui permettraient de résoudre les problèmes fondamentaux posés par le capitalisme.

    Les critiques de la Dette, de la Finance, de l’ « Europe de Bruxelles et Maastricht » n’enlèvent donc rien au nœud du problème, qui est de permettre à des riches de s’enrichir toujours plus, et ce en coexistant avec la misère humaine et la croissance destructrice. Ces critiques, que sont le Souverainisme de droite et le keynésianisme de gauche, ne sont pas Anticapitalistes, ni Socialistes, ni Communistes.

    Une critique Anticapitaliste impliquerait de défendre, pour chaque pays, le fait que tant que le dernier riche n’aura pas craché sont dernier euro (dollar, yen, rouble, etc.), au dessus du salaire moyen, que les salaires n’auront pas été rééquilibrés à la hausse vers l’égalisation totale et l’abolition du salariat, et que le dernier chef d’entreprise, le dernier politicien, le dernier technobureaucrate, n’aura pas abandonné son pouvoir à des assemblées populaires décisionnaires dans le cadre d’une autogestion sociale généralisée, les classes populaires n’auront pas à assumer financièrement la responsabilité de la crise, et plus généralement des multiples crises que provoque le capitalisme ! Or la résolution des multiples crises est une responsabilité que les capitalistes, enfermés dans leur logique aveugle de concurrence et de course effrénée au profit, n’assumeront pas. Au mieux, qui serait déjà le pire, ils feront jouer ces crises les unes contre les autres pour diviser la population et maintenir leur domination. C’est donc pour assumer collectivement, et de la manière la plus démocratique, libertaire et égalitaire possible, la responsabilité de la résolution de ces crises, et pour pouvoir produire une meilleure qualité de vie pour toutes et tous, au sein d’un grand village planétaire sans frontières, qu’il est nécessaire de chasser les capitalistes du pouvoir.

     

    PERSPECTIVES ET STRATEGIES POUR LES ANTICAPITALISTES

    Une autre issue est possible, une Europe Anticapitaliste, égalitaire, socialiste, communiste, solidaire, démocratique, libertaire, cosmopolite, sans frontières, écologiste, décroissante. Une Europe qui a pour projet d’en finir avec les guerres, la misère, la faim dans le monde, les difficultés d’accès à l’eau et aux ressources vitales, l’absence de soins, l’illettrisme. Une Europe débarrassée du capitalisme, de la logique marchande et de sa croissance destructrice, de l’Etat et de la domination politique. Une Europe qui au final, saura mettre à profit l’intelligence collective pour prendre la responsabilité de se transformer, de résoudre les problèmes sociaux fondamentaux et offrir à toutes et tous une meilleur qualité de vie. Une Europe qui prendra les devants et incitera les autres pays à travers le monde à en faire de même !

    Mais cette Europe anticapitaliste ne se construira pas d’en haut, par les instances étatiques ou trans-étatiques. Elle ne passera pas par une prise de pouvoir, une conquête électorale des instances politiques. Le parlementarisme, qu’il soit local, national ou européen, demeure une impasse s’il s’agit, pour une petite minorité, d’aller objecter ou négocier face aux classes dominantes les conditions de l’exploitation, de la soumission et de la destruction du vivant. Il est aussi inutile que vain d’espérer prendre la majorité dans ces instances en s’appuyant sur des masses passives. D’une part, les capitalistes, avec leurs moyens communicationnels et financiers, auraient de grandes chances d’endiguer les poussées électorales des anticapitalistes. D’autre part, si une majorité d’anticapitalistes se constituait sur cette base, il serait alors simple de neutraliser ce mouvement par la seule neutralisation, la simple mise à distance des institutions, des minorités actives, ou par leur désaveu politique face à la résistance économique et l’insoumission militaire de la classe dominante. Dans ce cas, en effet, les anticapitalistes échoueraient à mettre en place leur politique, et la population pourrait se tourner vers d’autres options politiques. Enfin, il nous faut relativiser les stratégies d’usage opportuniste tribunicien de ces instances.

    Les fonctions d’élus ont pour effet de maintenir l’illusion d’un changement par la voie des institutions établies. Ils ont pour effet pervers de reproduire des mécanismes de confiscation et d’instrumentalisation de la parole des révoltés, de freiner les possibilités d’auto-émancipation, d’agir autonome et créatif. Ils tendent à focaliser le cœur de la lutte au niveau des débats dans ces assemblées parlementaires, plutôt que sur la lutte qui oppose les mouvements sociaux à la classe bourgeoise et à son Etat, et risquent donc, potentiellement, de freiner les mouvements sociaux, de les canaliser et de les subordonner à l’agir parlementaire. En cela, le parlementarisme constitue un risque important dont il convient, pour les mouvements sociaux, de se prémunir. De plus, si le parlementarisme anticapitaliste à besoin de s’appuyer sur des masses actives, il n’est en revanche d’aucune utilité pour ces dernières et peut être remplacé par des conseils et des assemblées fédérales du mouvement social. Le changement social dépend donc, comme depuis toujours, de la capacité des masses auto-organisées, fédérées et solidaires, à lutter contre le système capitaliste. C’est donc sur cette base qu’il convient de construire un mouvement social conséquent à l’échelle européenne. La mise en action d’un tel mouvement constituerait, de plus, un appel à suivre cette voie adressé aux mouvements sociaux du monde entier. Il pourrait être le point de départ d’une transformation sociale radicale à l’échelle planétaire !

     

     [1] A ce sujet, consulter l’article « Non au TSCG ! Abolissons la Dette ! Refusons l’Austérité ! » : http://esprit-critique-revolutionnaire.blogg.org/page-non_au_tscg_procent_abolissons_la_dette_procent_refusons_l’austerite_procent-2228.html

     

    [2] Pour approfondir, voir « extrême droite et théorie de l’évolution », in ECR, revue n°2, Contributions à la lutte Antifasciste,

    Contre la poussée du Fascisme, de la xénophobie et du conservatisme en Europe,

    Manifeste antifasciste Européen : lien http://antifascismeuropa.org/manifiesto/fr

     

    [3] La vraie démocratie à notamment été expérimentée à travers la Commune de Paris, les conseils ouvriers lors de la révolution russe, l’Espagne de 36, à Marinaleda, Exarchiea, dans le Chiapas, au sein du mouvement des Indignés, et dans l’ensemble des expériences autogestionnaires à travers le monde.

     

    [4] Cornélius Castoriadis, « Autogestion et Hiérarchie » et « La hiérarchie des salaires et des revenus », in Le Contenu du Socialisme.

     

    Les Anticapitalistes au niveau Européen et Mondial

     

    La Quatrième Internationale (Communistes, Trotskystes, Ecosocialistes)

     

    Site de la Quatrième Internationale : http://quatrieme-internationale.org/

    Organisations membres :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_Internationale#La_IVe_Internationale_-_Secr.C3.A9tariat_unifi.C3.A9

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_Internationale_-_Secr%C3%A9tariat_unifi%C3%A9

     

    L’Internationale des Fédérations Anarchistes (Anarchisme Synthétiste)

     

    Site de l’IFA : http://i-f-a.org/index.php/fr/

    Organisations membres :

    http://www.anarchisme.wikibis.com/internationale_des_federations_anarchistes.php

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Internationale_des_f%C3%A9d%C3%A9rations_anarchistes#Sections_adh.C3.A9rentes_.C3.A0_l.27IFA

     

    Le réseau Anarkismo (Communistes Libertaires)

     

    Site d’Anarkismo : http://www.anarkismo.net/

    Organisations Membres :

    http://www.anarkismo.net/about_us

    http://en.wikipedia.org/wiki/Anarkismo.net#Organization

    http://alternativelibertaire.org/spip.php?article177

     

    Les réseaux de la Décroissance

    http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=186

    Notre Vote Utile

    Elections Européennes 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

    Résultats des Européennes 2014

    Il est plus que navrant de constater la continuité de la poussée électorale du FN, et, plus écœurant encore, la manière dont les médias et les divers formations politiques leur offrent le devant de la scène. Cependant, cette "victoire du FN", si elle est réelle, doit être malgré tout analysée en terme de valeur absolue. Le vote FN n'est certainement pas beaucoup plus important qu'aux présidentielles en termes de nombre de voix. La différence en terme de pourcentage tient dans le taux d'abstention. Le taux d'abstention est toujours très élevé aux Européennes, mais aussi largement plus important pour les classes populaires. Notre classe vote donc moins. Malgré tout, si ce vote marque un désintérêt pour le parlementarisme et la politique classique en général, il ne s'agit pas d'une abstention anticapitaliste et libertaire, mais d'un abstentionnisme muet et sans perspectives propres, qui ne se concrétise pas dans la rue.

    Par conséquent, après ces élections, deux axes d'intervention se dégagent :

    -renfocer la propagande antifasciste : en informant sur les exactions fascistes, le démasquage du FN contre ses tentatives de dédiabolisation, la mise en avant de sa logique pro-capitaliste, au service des classes dominantes et contre les intérêts des classes populaires.

    -passer d'une logique de dépolitisation à une pratique de lutte sociale : en communiquant davantage sur le sujet, en valorisant les expériences où la société à changée grace aux luttes (au niveau historique comme actuellement sur le plan international), en relançant les campages "Agir au lieu d'élire", en aidant les gens qui veulent lutter à s'organiser, en soutenant les luttes émancipatrices existantes (luttes salariales, des migrants, des sans-papiers, des chômeurs, pour le logements, les droits des femmes, contre le productivisme et les grands projets inutiles), en combattant le dirigisme des bureaucraties syndicales et politiques.

    Seule une coordiantion de ces deux axes permettra à la fois de construire une alternative sociale émancipatrice et de repousser la peste brune!

    « Dossier Elections 2012 Les Anarchistes, le vote et les élections »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :