• Après quasiment 1an et demi de gouvernement PS, les mouvements sociaux peinent toujours a mettre en place une véritable dynamique de lutte sociale, lassant la rue à la droite et à l’extrême droite. Toutes les raisons de se révolter sont pourtant présentes.

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  • Réflexion sur les positions et les stratégies de luttes des défenseurs du progrès social

    I L’IMPASSE SOCIALE-LIBERALE ET LES ENJEUX D’UNE OPPOSITION DE GAUCHE

    1 L’impasse du social-libéralisme et de la gauche d’Etat

    Le problème de la sociale démocratie, de la gauche modérée et réformiste, a toujours été de limiter, de réprimer, de retenir, la poussée des mouvements progressistes se situant à sa gauche. Cette attitude semble caractéristique de la gauche d’Etat. L’exemple qui illustre le mieux cette logique de la gauche d’Etat est peut-être celui Lénine lui-même. Durant la période ou le parti bolchevik était au pouvoir, il écrivit un pamphlet intitulé La maladie infantile du communisme, le gauchisme, qui constituait à la fois une justification de la politique répressive menée par le parti Bolchevik en URSS contre les mouvements de la gauche progressiste et libertaire, mais aussi un dispositif répressif en soi. La répression de la gauche progressiste et libertaire était justifiée au nom de la nécessité de protéger les acquis du régime d’une contre-révolution de droite. C’est dans cette lignée que se sont inscrits les staliniens et la majorité des partis communistes s’inscrivant dans une logique de conquête du pouvoir d’Etat. Pour garder le contrôle sur la classe ouvrière, ces organisations ont développées une pratique de marginalisation systématique des mouvements d’émancipation. Elles développaient d’un coté tout un vocabulaire et un imaginaire stigmatisant, ayant pour objectif de discréditer les mouvements d’émancipation (ceux-ci étant qualifiés de petits bourgeois, de socio-chauvins, de socio-traîtres, etc.) et de l’autre, donnaient raison à la répression étatique envers ces mouvements, et n’hésitaient pas à l’occasion de les réprimer elle-même, comme ce fut le cas en mai 68.

    Si l’on ne peut assimiler Hollande et le PS au PCF, ou même à Lénine, cette comparaison permet néanmoins de comprendre la manière dont le gouvernement PS, ainsi que des organisations comme le PCF ou le Front de Gauche peuvent agir lorsqu’une force issue de la gauche se trouve au pouvoir. Il est fort probable que le gouvernement PS essaiera de limiter ou de reporter la réalisation des revendications de la gauche afin de ne pas déstabiliser l’équilibre social-libéral qu’il a réussi à établir, et risquer un retour en force de la droite. Il sera ainsi nécessaire, dans une perspective de progrès social, de construire une opposition de gauche au gouvernement PS, mais reste à savoir sur quelles bases cette opposition pourra se construire.

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  • On entend depuis longtemps les échos d’une volonté de construire une perspective unitaire à Gauche. Pour autant, chaque mouvement se trouve dans l’incapacité de mettre en œuvre ce grand rassemblement. La raison principale tient au fait que chaque groupement souhaite constituer le centre de gravité de ce rassemblement, autour duquel s’articuleraient des positions plus radicales et des positions plus modérées. Ce phénomène apparaît inévitable, puisqu’il implique les positionnements de chacun, et que les uns et les autres ne veulent pas renoncer à une partie importante de ce pourquoi ils s’engagent.

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