• Nouveau Gouvernement Valls : Tout changer pour ne rien changer !

    Vous avez certainement entendu parler du récent remaniement gouvernemental. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Manuel Valls maîtrise bien l’art de tout changer pour ne rien changer. En effet, il ne s’agit pas d’un changement de cap politique, mais de la continuité d’une politique d’austérité, de casse sociale, qui, sous couvert d’une illusoire course à la croissance du PIB qui met en péril notre existence sur la planète et celle des générations à venir, ne fait que servir les intérêts des capitalistes.

    Petite rétrospective, l’arrivée d’Hollande à la présidence de la république ne proposait que deux mesures de progrès social : le mariage pour tous et le droit de vote des étrangers. Au final, le mariage pour tous demeure une réforme incomplète, faisant l’impasse sur la question de la filiation et de la PMA. Le droit de vote des étrangers à pour sa part été abandonné par un gouvernement d’emblée sur une posture de recul face à la droite et à l’extrême droite. Les deux seules réformes positives ayant été actée partiellement pour l’une, abandonnée pour l’autre, nous n’avons donc plus rien à attendre de ce gouvernent.

    Vient alors la nécessité de la bataille sociale, à tous les niveaux !

    Mais pour cela, il ne faudra ni compter sur les partis politiques de l’union de la gauche ou à vocation électorale, ni sur les direction syndicales se situant dans le champ du « dialogue (anti-)social ». Si ces organisations participeront certainement à d’hypothétiques mouvements de petite ou de grande ampleur ; leur action et leur coordination « au sommet » risque, une fois encore, de saboter la possibilité d’un réappropriation à la fois individuelle et collective des luttes, de la politique, de la société.

    Rien de nouveau dans tous ça. Les tâches du moments restent les mêmes.

    Le point de départ consiste, comme depuis toujours, à nous organiser par nous-mêmes, par en bas, nous réunir en assemblées, discuter et décider ensemble, hors du champ du pouvoir politique institué.

    Nous devons descendre dans la rue, aller à la rencontre de tous ceux qui seraient susceptibles de s’engager dans les batailles sociales, et favoriser leur inclusion dans l’organisation des luttes, les assemblées, les actions, et non les exclure par une structuration délégataire et apparatchik des mouvements sociaux.

    Nous, tous ceux qui se donnent la peine de lutter et de penser des horizons autres, devons, parallèlement, continuer un travail de sape de l’idéologie, décoloniser l’imaginaire dominant, l’unidimensionnalité du TINA, le dogme de la croissance économique et industrielle, la propriété privée et le salariat, les illusions nationalistes, les conceptions réactionnaires, puis mettre en avant des projets d’émancipation sociale intégrale (qui abordent et synthétisent l’ensemble des aspects de la critique : anticapitalisme, antiétatisme, objection de croissance, féminisme, cosmopolitisme) et radicale (qui ne se contentent pas d’effleurer les problèmes en proposant des demi-solutions).

    En avant, donc, pour une nouvelle rentrée sociale, pleine de luttes et de rebondissements !

    « AntiMunicipales 2014 »
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