• Vote FN et abstention

    A ces élections, le FN a obtenu 4.71 millions de voix contre 6,4 millions aux dernières présidentielles : l’électorat du FN pour ces élections est moins important.

    A ces élections, le FN a obtenu 4.71 millions de voix contre 6,4 millions aux dernières présidentielles : l’électorat du FN pour ces élections est moins important.

    (Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/05/26/peut-on-relativiser-le-score-du-fn_4426060_4355770.html)

    43% Des ouvriers, 38% des employés, 37% des chômeurs et 30% des personnes gagnant moins de 20 000€ brut par an, 30% des moins de 35 ans, s’étant exprimés ont voté FN. Cependant, 35% des ouvriers, 38% des employés, 37% des chômeurs et 30% des personnes gagnant moins de 20 000€ brut par an, 27% des moins de 35 ans, ont été voter*.

    Par conséquent, cela signifie en réalité que 15% des ouvriers, 12% des employés, 11% des chômeurs, chômeurs, 9% des personnes gagnant moins de 20 000€ brut par an, 8% des moins de 35 ans, ont voté FN à ces élections.

    Le FN fait certes mieux que les autres partis politiques, cependant, c’est la défaite des partis politiques en général que l’on constate, plus que la victoire du FN

    *Abstention : 69% des chômeurs, 68% des employés, 65% des ouvriers, 70% des personnes gagnant moins de 20 000 bruts, 73% des moins de 35 ans.

    Attardons nous maintenant un moment sur les raisons principales de cette abstention :

    32 % des abstentionnistes pensent que les élections ne changeront rien à leur vie quotidienne, 26% se sont abstenus par protestation, 17% mécontents à l’égard de l’UE, 16% mécontents du gouvernement Hollande, 15% pensent que les députés n’ont que peu de capacités d’action, 2% ne votent jamais (2% d’anarchistes ?). A noter que seulement 15% des abstentionnistes ne sont pas allés voter parce que les élections européennes ne les intéressent pas, et que 21% estiment ne pas avoir été suffisamment informés.

    Dans ces raisons, il y a comme une sorte de lucidité. Effectivement, il y a de quoi être mécontent de la politique de l’UE et du gouvernement Hollande, qui mènent une politique de casse social au service des intérêts capitalistes. De manière tout aussi effective, les députés voulant changer les choses sont impuissants et ce ne sont pas les élections qui changent la vie, car pour changer la vie, il faut un rapport de force réel dans la société contre la classe capitaliste, se concrétisant dans les mobilisations sociales et l’auto-organisation. Enfin, ces élections ne sont pas présentées de manière suffisamment intéressante, parlent d’enjeux technoéconomiques, gestionnaires, comptables, ou baignent dans l’hypocrisie ou le populisme. Le débat politique est confisqué, car la population n’a qu’un rôle de spectateur arbitre. L’information est insuffisante car l’information, c’est le pouvoir et il ne faudrait surtout pas, pour les politiques et leurs maîtres capitalistes, que la population dispose de ce pouvoir.

    Parmi les enjeux principaux de ces élections figurent le pouvoir d’achat, la crise dans la zone euro, la paix, la dette publique, l’environnement et l’immigration. Hormis la thématique de l’immigration – qui constitue un tour de rhétorique pour éviter de parler d’égalité socioéconomique, effacer des esprits la lutte de classe et protéger les capitalistes, un jeu de dupe dans lequel l’extrême droite, la droite, le centre, la sociale démocratie et les organisations qui la soutiennent, sont tous complices – le reste des problématiques (pouvoir d’achat, crise, dette, environnement, préservation de la paix) entrent dans le cadre de la critique du capitalisme (la volonté de vivre en paix s’opposant à la logique de guerre impériale du capitalisme, la préservation de l’environnement au productivisme).   

    Les préoccupations majeures étant d’ordre social, il y a donc un combat prioritaire à mener contre la techno-xénophobie d’Etat qui n’a pour but que de préserver les classes dominantes en stigmatisant les pauvres des pays en crise. Avertis de l’impasse électorale, nous estimons que le combat contre le capitalisme ne se mènera pas dans les urnes. A nous de nous mobiliser pour faire en sorte qu’il se déroule dans la rue !

    Sources pour les données de cet article : http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2014-05-25-europeennes-2014-comprendre-vote-francais

    http://www.ipsos.fr/sites/default/files/attachments/europeennes_ipsos_-_comprendre_le_vote_des_francais_-_25_mai_2014_-_20h.pdf

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