Si cette dernière dimension n’est plus nécessairement d’actualité dans les pays riches, du fait des logiques d’extension des marchés à des fins de croissance économique, les trois autres restent quant à elle largement d’actualité. Elles sont constitutives de la structuration sociale du capitalisme, c'est-à-dire d’une forme de domination sociale, économique et politique d’une classe sur une autre. Ainsi, plutôt que de lui dire trop hâtivement adieux, il nous faut donc opérer une actualisation de la notion de prolétariat.
De plus, en fonction des limites déjà atteintes de la croissance matérielle, le capitalisme, s’il perdure, fera inévitablement subir aux populations des pays actuellement riches une décroissance qui signifierait, pour le prolétariat, un retour à la reproduction minimale de la force de travail.
Par conséquent, la notion de prolétariat, les contenus et la critique sociale qu’elle permet d’avancer, conservent toute leur actualité !